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5 rivières traversées pour une alerte à la rougeole

July 26th, 2010

L’Equipe Mobile d’Intervention (EMI) du PUC est revenue d’une mission d’évaluation à Monkoto, localité située à environ 230 km de route au sud de Boende, dans la province de l’Equateur. Cette évaluation a duré 9 jours et a donné lieu à une véritable expédition: l’équipe a dû traverser pas moins de cinq rivières avec les motos et le matériel avant d’atteindre la zone à évaluer. Une mission qui faisait suite à une suspicion de rougeole émise par la zone de santé de Monkoto.

Arrivée sur place, l’EMI a constaté qu’il y avait plus de peur que de mal. Certaines structures médicales ont enregistré des cas avérés de rougeole, mais dans l’ensemble, l’impact est très bas voire nul. Selon le docteur Papys Lame, responsable médical de l’évaluation, ce problème d’interprétation des données serait dû entre autres au niveau très bas du personnel médical local…

PUC ,

Premiers pas au PUC

July 26th, 2010

Bonjour à tous,

C’est Gilles, du Pool d’Urgence Congo (PUC).

Voilà un peu plus d’une semaine que je suis arrivé en RDC pour reprendre le poste de Logisticien PUC National et je dois dire que les derniers jours n’ont pas manqué de piment… Entre les briefings à la coordination mission, la passation avec mon prédécesseur, la découverte d’une nouvelle équipe et les rapports d’alerte, les missions d’évaluation et les interventions en cours ou en devenir, nous n’avons pas eu le temps de chômer. Pour ceux qui ne le savent pas, le poste de Log PUC National consiste en l’appui logistique des différentes antennes (Lubumbashi, Kisangani, Mbandaka et Kinshasa, qui se partagent la veille épidémiologique du Congo et qui effectuent des missions d’évaluation) ainsi que de l’Elément Mobile d’Intervention (qui s’occupe des interventions proprement dites). L’équipe sur place est très expérimentée et c’est un véritable plaisir de pouvoir débuter cette mission avec du personnel professionnel. Je dois vous quitter, car entre l’ouverture d’un projet PUC en Province Orientale (soins de santé primaire et volet nutritionnel), la fermeture d’un autre projet dans cette même province (diarrhée sanglante), ainsi que deux missions d’évaluation dans la province de l’Equateur (rougeole et maladie inconnue) et plusieurs alertes choléra au Katanga, les journées risquent d’être longues… On essaie de se voir bientôt, et pourquoi pas partager quelques photos de toutes ces activités en cours…

Bien le bonjour chez vous,

Gilles

PUC

Kinkondja, saison 2

July 26th, 2010

Après 2006, c’est la deuxième fois que je participe à une expédition du PUC à Kinkondja, au nord de la province du Katanga, à 850 km de Lubumbashi. C’est encore pour la même raison : suspicion d’épidémie de choléra. En effet, début mai, nous avons été alertés par 67 cas dont 6 décès dans cette zone.

Cette mission d’évaluation se justifie notamment à cause du risque d’expansion de l’épidémie dans toute la zone, l’absence de matériel de prélèvement pour la confirmation biologique sur place, ainsi que par l’absence d’autres acteurs de prise en charge. Je suis le coordinateur d’une équipe de quatre personnes : un infirmier, un logisticien et deux chauffeurs.

L’intervention dans une zone lacustre comme Kinkondja n’est pas toujours facile. Cette localité est composée d’îlots. Et cette configuration territoriale nécessite l’intervention de plusieurs moyens de locomotion : hors-bords, pirogues, véhicules, etc. En plus, il est très difficile de faire une évacuation d’urgence pour des cas compliqués. L’expérience acquise en 2006 sera importante pour la réussite de cette mission d’évaluation. Nous sommes en route en pleine brousse. Le trajet est long. Mais tous, nous sommes motivés.

Nous sommes arrivés. La population locale nous a accueillis avec enthousiasme. J’imagine déjà la responsabilité qui est la nôtre. Vite, nous faisons un tour de reconnaissance. Les traces de notre présence sont encore visibles. Certaines structures que nous avions mises en place, voilà quatre ans, existent encore mais dans un état de délabrement avancé. Comme en 2006, il n’y a pas d’autre partenaire humanitaire pour la prise en charge globale de l’épidémie. Les structures sanitaires locales ne sont pas soutenues dans leurs efforts. C’est justement là la pertinence de notre présence ici. L’heure du travail est arrivée. Nous parcourons tous les centres. Nous nous rendons compte de l’ampleur de l’épidémie. Les grosses tendances sont dégagées. Au total, le taux de létalité est estimé à 5%. L’analyse situationnelle démontre que la zone de santé est en mesure de répondre à cette épidémie, mais elle manque de matériel. Nous avons donc décidé d’appuyer les structures locales en kit choléra et pathologies associées. Nous avons également organisé des sessions de remise à niveau du personnel médical sur la prise en charge globale du choléra.

Sur le plan logistique, et sous la conduite de Jean, notre logisticien, nous avons réhabilité des centres de traitement du choléra (CTC). A l’hôpital général de référence de Kikondja, l’équipe a assuré les travaux de clôture du CTC afin d’éviter l’expansion de l’épidémie. Nous avons aussi fait une donation en matériel de protection. Je me rappelle également du CTC de Mangi. A notre arrivée, il n’était pas isolé. Nous avons notamment réhabilité la toiture et créé une zone à déchets.

Globalement, je pouvais lire l’espoir dans le regard des gens. Personnellement, je suis également satisfait. A notre arrivée ici, nous avons trouvé 16 cas et 2 décès. La plupart de personnes infectées n’osaient pas se rendre à l’hôpital. Ils savaient qu’il n’y avait pas de médicament. Grâce au travail de promotion de santé que nous avons réalisé, la semaine qui a suivi notre arrivée a été marquée par un afflux de patient. Nous sommes passés de 16 à 38 cas. Au fil des semaines, nous sommes passés à 52 cas. Avant notre départ, seuls 4 cas étaient en observation. Nous quittons donc Kinkondja avec un sentiment de devoir accompli…

Jean Kabuika, infirmier PUC, juin 2010.

PUC

Comme la reine Elisabeth au Paris-Dakar

July 14th, 2010

Loin des lumières de Kinshasa et de Lubumbashi, nous sommes à Bendera, près du très poissonneux lac Tanganyika, au nord du Katanga. Nous ne sommes que des hommes, pas pour pêcher, mais pour assister environ 13.000 personnes éparpillées dans plusieurs villages. Ces gens ont fui des conflits entre deux groupes armés au Sud Kivu. Ils n’ont rien. Ils ont besoin de nourriture, d’abris et bien entendu de soins de santé. C’est là où nous intervenons. Concrètement, nous appuyons certains centres de santé du secteur. Mais comme on peut l’imaginer, ces structures sanitaires bien qu’existantes sont confrontées notamment aux sérieuses difficultés d’approvisionnement en médicaments et à l’obsolescence du matériel médical.

Avec Jean Kabwika, un infirmier expérimenté de l’antenne PUC de Lubumbashi, je fais partie de l’équipe « clinique mobile ». Deux infirmiers supplémentaires, des secouristes, des chauffeurs moto ont également été engagés à cet effet.

Ce matin, dès 7h, tout est prêt. Les trois motos ronronnent déjà et le matériel est installé sur les porte-bagages. C’est parti pour 30 à 60 minutes de course. Comme au Paris-Dakar, aucun détail n’est oublié : bosses, trous, boue, sable…sont au rendez-vous. Comme pour nous récompenser, voilà un beau soleil qui se lève derrière la haute chaine des montagnes de 2500 m, qui nous sépare du Sud-Kivu, d’où proviennent les milliers de personnes réfugiées ici.

Naturellement, quand on passe par des villages on est les stars de la route, et surtout moi : « Muzungu ! Muzungu !(homme blanc, en Swahili)». Pour les gamins, c’est la fête ! Et moi je me sens comme la reine d’Angleterre qui fait un Paris-Dakar, en saluant les villageois sur toute la route. On voit que les gens sont très reconnaissants. Parce qu’on est les seuls qui arrivent dans ces villages éloignés, où la route est difficile. Le grand problème demeure l’état de la route depuis Kalemie, ville portuaire sur le lac Tanganyika et dotée d’un aéroport, d’où arrivent tous les approvisionnements, à 120 km. Cette route constitue un vrai chemin de croix. Nos véhicules n’ont pas échappé à ce piège : trois de nos quatre 4×4 ont déjà été embourbés et deux moteurs sont morts.

Ici, nombre de déplacés sont aidés par des familles d’accueil. La population locale est hospitalière, mais bien pauvre. C’est difficile. Les premiers jours, c’était la folie. Il y avait une foule de gens qui voulaient se faire consulter. On était débordé. On a pu consulter environ 175 personnes. Ce sont surtout des consultations screening : rapidement, on sélectionne les patients gravement malades (crises de paludisme graves, infections des voies respiratoires aigues, anémie sévère, autres maladies infectieuses, malnutrition grave). Priorité aux personnes qui nécessitent un traitement rapide et éventuellement une hospitalisation. D’autres patients, se plaignant de maux moins urgents, étaient également soignés. On leur donnait rapidement des antidouleurs, des antiacide ou des pommades et on passait au patient suivant.

Heureusement, les semaines suivantes le nombre de patients a diminué. On a décidé de limiter le nombre à 100 par jour. Au-delà, la qualité de soins risque d’être menacée. Bref, on ne chôme pas. Inutile de vous dire que j’étais bien crevé les premiers jours.

Thomas Golinvaux

PUC

Sur le fleuve Congo !

May 3rd, 2010

Basoko est une localité de 22.436 km2 située en rive droite du fleuve Congo à mi-chemin entre Bumba et Kisangani. Située dans le district de la Tshopo (Province Orientale), Basoko compte environ 300 000 habitants.

Le 20 avril dernier, plus de 250 cas de diarrhée liquide et sanglante ont été signalés à Basoko. Le Pool d’Urgence Congo (PUC) était parti faire une mission exploratoire pendant une semaine pour voir s’il faut intervenir et surtout quels sont les besoins les plus urgents.

Arrivée sur place, l’équipe a enregistré 285 cas de diarrhée liquide et 9 décès, 83 cas de diarrhée sanglante et 1 décès. Le PUC a également fait une donation de kit diarrhées liquide et sanglante.

Depuis le lundi 26 avril dernier, l’équipe est rentrée à Kisangani, mais l’évaluation continue. 11 échantillons sont envoyés à l’INRB (Institut National de Recherche Biologique) à Kinshasa pour analyse.

PUC

Intervention au Katanga

March 2nd, 2010

Débutée le 11 janvier 2010, l’intervention du PUC à Bendera, une localité du Nord-Katanga située à 120 kilomètres de Kalemie, prendra fin le 21 mars prochain. Les activités du PUC seront reprises par MSF-Hollande. Pour rappel, cette intervention concerne l’amélioration de l’accès aux soins de santé primaires des personnes déplacées et de la population locale.

Cette assistance ne se passe toujours dans des conditions aisées. Ici, la route qui relie Kalemie à Bendera. Il est très difficile d’atteindre Bendera en un jour: un vrai défi pour les humanitaires !

PUC

Makengo : La concurrence des charlatans !

February 28th, 2010

Jean, Infirmier responsable du Centre de Santé de Makengo et membre de l’équipe PUC en Equateur

La situation de déplacés est catastrophique à Makengo. Malades et affamés, ils sont restés plus de deux mois sans aucune aide humanitaire dans un contexte sanitaire très précaire. A notre arrivée, le Centre de santé de Makengo était dépourvu de médicaments et de matériels. Selon les habitants de cette cité, cette situation n’était pas nouvelle.  Et l’afflux de déplacés n’a évidemment rien arrangé. L’équipe médicale sur place est compétente, malgré les conditions de travail précaires.

Pour ce qui est de la santé maternelle, par exemple, faute de matériels adéquats dans ce centre de santé, les femmes préféraient accoucher à domicile : ce qui engendre des risques d’infections néo-natales. Une de nos tâches est également d’inverser la tendance. Notre équipe a mis en place un « service » de maternité doté de matériels recommandés. Maintenant, tout le travail se situe au niveau de la sensibilisation pour que les femmes reprennent le chemin du centre santé.

L’inefficacité du centre de santé a également alimenté une concurrence qui est loin de désarmer à l’heure actuelle : le charlatanisme. Des femmes et des hommes, qui n’ont que pour motivation le goût du lucre, vont de village en village soigner et parfois faire des interventions chirurgicales sans en avoir ni connaissance, ni compétence.  Notre équipe a remarqué que 30 à 40% des femmes en âge de procréer ont subit une intervention chirurgicale pour une IST au lieu d’être tout simplement soignées avec des produis pharmaceutiques. Il s’ensuit souvent des infections qui peuvent causer la mort.

Une de nos principales missions consiste également appuyer les structures sanitaires locales, sans pourtant se substituer au ministère de la santé. Notre équipe, constituée de trois infirmiers (Jean, François et Joseph), travaille avec le personnel médical local. Nos journées, bien remplies, sont caractérisées par de réunions et des séances de formations. Cela dans le but de doter cette contrée d’une équipe médicale capable d’administrer des soins de santé de qualité, même après notre départ.

PUC

Une intervention chirurgicale qui sème la panique à Ango

February 25th, 2010

Jacques, Logisticien de l’ équipe PUC à Ango

La scène se passe à la base de l’équipe du PUC à Ango. On est lundi 18 janvier 2010. Il est 21 heures. L’obscurité couvre la cité. Tout le monde s’apprête à dormir après une journée bien remplie. C’est en ce moment que nous sommes alertés par un gardien de l’Hôpital Général d’Ango. Courant à grands pas et suant à grosses goutes, il tenait à sa main droite une lettre du service des urgences adressée au Dr Jehu. La base est alertée. Il ya urgence !

Hop! Sur la moto, Dr Jehu, responsable de l’équipe PUC à Ango, et moi même parcourons, comme un éclair, le 1,5 km qui sépare l’HGR de la base. Dans la salle d’urgence, un cas d’hernie étranglée. Pas une minute à perdre. Il faut une intervention chirurgicale, et cette nuit même, alors que ni le médecin chef de zone ni le médecin directeur de l’hôpital ne sont présents : ils ont été convoqués à Dingila.  Seule personne capable de sauver cette vie, c’est le Dr Jehu.

Heureusement que la logistique avait, quelques jours plutôt, placé une installation électrique dans la salle d’opération.

Cependant, deux  problèmes subsistent: il faut trouver l’anesthésiste et la personne qui garde les clés du bloc. Ne connaissant pas Ango, nous (moi et Michel, un collègue logisticien) nous jetons dans cette obscurité pesante à la recherche de ces deux personnes dans la cité Kongo, une de deux cités qui composent Ango.

Nous sommes déjà 22heures. Seuls sur les rues de Kongo. Rue après rue, Maison après maison, on s’informe auprès d’une population apeurée et presque paniquée. De bouche à oreille, la rumeur circule : «  Les rebelles ougandais de LRA sont entrés dans la ville. Et l’équipe de MSF, puisse que toujours bien informée, s’enfouit nuitamment ». Malgré nos explications, le quartier est alerté. Certaines familles s’apprêtent à faire les valises.

Au bout d’une « aventure » de presqu’une heure et demie, nous retrouvons nos « fameux » amis, que nous ramenons à l’hôpital où nous attendait Dr Jehu et son patient. L’intervention, qui du reste s’est bien déroulée, s’est achevée à 2 heures du matin.

La population de Kongo s’est étonnée, le matin, de nous voir encore à l’œuvre  à hôpital général.

Voilà dans quelle psychose vivent les habitants d’Ango. Chaque tombée de la nuit devient source d’inquiétudes.

PUC

Ango, l’Hôpital Général revit !

February 22nd, 2010

Dr Jéhu Moleko, Médecin responsable de l’ équipe PUC à Ango

Débutée le 14 décembre 2009, notre intervention à Ango a pris fin ce dimanche 21 février 2010. Nous quittons cette bourgade avec un sentiment de mission accomplie, bien que, personnellement, je pense que cette population a encore besoin d’une assistance de tous genres.

Notre présence dans cette bourgade est la première d’une ONG depuis près de six mois. Pendant toute cette période, Ango a été confrontée à l’arrivée massive de déplacés ayant fuit les attaques des rebelles ougandais de LRA (Lord’s Resistance Army) dans les zones avoisinantes.

Ainsi, nous venions en appui aux soins de santé primaire à l’Hôpital Général de Ango. Cet hôpital était déserté aussi bien par les malades que par le personnel médical. L’absence de matériels adéquats, la carence de médicaments en plus de l’exode du personnel médical ont produit des conséquences tragiques pour la population.

Les charlatans ont gagné du terrain. En s’imposant comme la première destination des patients, ils se font de l’argent sur le dos des pauvres habitants.

La semaine passée, par exemple, nous avons reçu deux enfants âgés d’un an et demi. Ils étaient admis tous pour paludisme grave. Après moult tentatives, un d’entre eux, fortement intoxiqué par les plantes médicinales que lui avait administré un guérisseur traditionnel, n’a pas survécu. Ce cas malheureux n’est qu’une illustration de ce qu’endure cette population.

Mais aujourd’hui, nous quittons Ango avec un sentiment de devoir accompli. Par exemple, le nombre d’accouchements a fortement augmenté. Des interventions de césariennes nocturnes ont sauvé des bébés ainsi que leurs mères.

Nous sommes également heureux de savoir que l’Hôpital général a repris vie. Grâce aux soins de santé de qualité qui sont fournis, depuis notre arrivée ici, et l’implication d’un personnel médical recyclé par notre équipe, les patients viennent de plus en plus.

PUC

Une poule pour l’équipe PUC à Bomboma

February 12th, 2010

Dieudonné, Responsable Promo Santé de l’intervention PUC en Equateur

C’est depuis fin décembre que nous sommes ici. Une région en plein milieu de la foret équatoriale inconnue de toute l’équipe, où même notre organisation n’est jamais arrivée.

En tant que responsable Promo santé, mon travail est non seulement important, mais aussi difficile. Il consiste d’abord à faire connaître MSF auprès des autorités civiles et traditionnelles. Cette étape permet d’établir le contact et de faciliter l’intervention. Elle est d’autant plus importante que sans elle, le travail de toute l’équipe n’est pas possible. C’est une tâche assez délicate, car, mal gérée, elle peut compromettre la suite des opérations sur terrain et/ou mettre en danger l’ensemble de l’équipe.

Mon deuxième rôle est de mener des campagnes de promotion de santé auprès de la population locale. Dans cette contrée, mon équipe et moi avons axé nos campagnes sur le paludisme, les IST, les violences sexuelles, l’hygiène, etc. Pour y parvenir, nous nous appuyons sur des relais communautaires choisis parmi les déplacés et les autochtones. Et pour faciliter la compréhension, nous recourons aux boites à images.

Grâce notamment à tous ces efforts, nous avons réussit à faire accepter et respecter MSF par la population locales et ses dirigeants. En guise de reconnaissance et d’acceptation, les chefs de groupement de Bomboma ont d’ailleurs offert une poule à l’équipe et ont demandé à la population locale de débroussailler les 9 Km de route reliant Bomboma à Makengo, afin de facilité la mobilité de notre équipe.

Quand la population locale s’en mêle, c’est moins difficile !

PUC