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Posts Tagged ‘infirmier’

MSF dans le bidonville de Kamrangirchar

May 3rd, 2010

Depuis quelques semaines, nouveau programme de malnutrition aiguë pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes et allaitantes dans le bidonville de Kamrangirchar.

Situé à la périphérie de Dhaka, capitale du Bangladesh, Kamrangirchar est entouré par les eaux du Buriganga. La population y est très dense, on parle de plus de 150 000 habitants. Elle se fond dans une multitude de ruelles bordées par des maisons, taules, building ou encore des cabanes en bambou sut pilotis. De petites usines et petits commerces font rythmer l’activité économique. C’est aussi une des zones où les déchets de la ville y sont triés et recyclés. Et parmi toute cette vie, la grande majorité de ses habitants vit dans des conditions très précaires. Quittant les campagnes pour y trouver ressources et travail, beaucoup de Bengalis arrivent à Kamrangirchar, y trouvent un petit espace où ils s’installent comme ils peuvent en se protégeant par des taules et des bambous…. Read more…

Sophie , ,

Voyage 2

September 2nd, 2009

Le chemin inverse s’opère ce mercredi 02 septembre. Départ 06 heures du matin de Goma et arrivée 07h30 plus tard à Bujumbura. Mêmes “cérémonies” douanières. Mêmes plaisirs, même bonheur de vivre ces traversées frontalières. Et, au rythme des kilomètres absorbés par les pneus, plein d’idées et de propositions à formuler à mon équipe, s’entrechoquent dans mon esprit. Beaucoup de boulot en perspective. Ha, comme je suis impatient d’arriver et de partager cette aventure, de retrouver mes pénates aussi et surtout de partager une mousse au chocolat (encore !) en compagnie d’amis. La vie est si belle. Vive les voyages.

Vincent ,

Voyage

August 28th, 2009

Vendredi 28 août, jour de naissance de mon papa. Le réveil sonne. 05h00 s’affiche. Groggy je me lève, exécute mes ablutions en mode “pilotage automatique” et engouffre un bon déjeuner. 45 minutes plus tard, me voilà, affalé dans notre 4×4, accompagné de notre chef de mission et de notre chirurgien. Quatre heures de route nous attendent. Je m’installe confortablement et m’assoupis. Les kilomètres défilent. Les yeux clos, je perçois un ralentissement du véhicule. Pour finir à l’arrêt. J’émerge et observe la situation. Nous voilà à la frontière rwando-burundaise. J’hallucine. Voilà plus de 10 ans, que je n’ai plus vécu pareil passage : traverser une clôture après vérification des documents (cachet “Sortie” apposé dans le passeport), marche sur quelques 100 mètres dans un “no man’s land” avant de se retrouver devant une autre barrière pour un nouveau contrôle (tampon “entrée”). Ma dernière fois, remonte à 1999, entre la Macédoine et le Kosovo. Je suis tout fou et qui plus est content de fouler, pour la première fois le sol rwandais. Et quelle classe. Déjà, au Burundi, la rigueur est de mise mais dans ce pays frère, le cran est placé encore plus haut. L’officier des douanes est en costard cravate impeccable. Et tout est prêt et semble cohérent/logique. Quant à la route, elle est sans trous et un code de conduite (avec limitation de la vitesse) est d’application (ce qui est moins évident au Burundi – rire). Là, plus question de dormir. Me voilà en territoire inconnu et je ne veux rien manquer de la beauté de la nature. Petit à petit, nous gagnons en altitude, laissant derrière nous la plaine de la Ruzizi (rivière reliant les lacs Tanganyika et Kivu, NdlR.). Tout est vert. Si beau. Stop. A nouveau une frontière. Nous quittons le Rwanda pour entrer en République Démocratique du Congo (RDC), toujours après un double passage frontalier. Et là, choc culturel magistral. Du bruit, de la musique, plus de route, des camions partout, des tas d’immondices et un attroupement devant le poste de douane. En possession des passeports de tous, je me faufile à travers la masse humaine et tend les documents. Une voix m’informe de me présenter au bureau du fond. Je m’exécute et présente les papiers. Ils sont pris et… ramenés au premier bureau, qui les accepte finalement. Nos noms sont notés dans un cahier ayant visiblement du mal à résister aux conditions climatiques (ou de travail ?) pour enfin s’échouer dans un troisième département. “Papa Vincent ?” crie un agent de police. Je m’approche. Il me pose deux trois questions pour en définitive me rendre nos passeports. “Et les autres, vous ne les appelez pas ?” lui dis-je distraitement. Sa réponse m’amuse encore : “Papa, si toi, tu es en ordre, alors, tes collègues aussi”. C’est ainsi le Congo. Mais trêve de plaisanterie, je suis pressé. La ville de Bukavu s’ouvre maintenant à moi et la direction du port est immédiatement prise. Un bateau m’attend. Il est là. Je prends rapidement congé de mes collègues, qui eux entameront la visite d’un hôpital de la cité, reconnu et spécialisé dans la prise en charge des fistules avant de redescendre le dimanche sur Bujumbura. Quant à moi, j’embarque sur le rafiot, après encore un contrôle douanier (?!) et m’installe sur le pont. Il est 11h00. Trois heures de plaisance, sur un des plus beaux lacs de la région m’attendent. Que du bonheur. Je cuis littéralement au soleil. Goma apparaît. Le bateau s’amarre doucement. Je descends. Et… une vérification policière de plus, étrange fonctionnement. Mais tout se passe avec gentillesse, à chaque fois. Je m’échappe de la foule et rejoins la voiture de notre organisation. Celle-ci me conduit au bureau MSF. Je salue des visages connus et inconnus. Mange rapidement une part de gâteau trouvé sur mon chemin avant de me préparer à bosser. 16h00 : le cycle de réunions commence. Il ne se terminera que ce mardi 01 septembre. Pas de break pour moi cette fin de semaine. Mais que de chance. Je rencontre enfin mes homologues congolais et construis, avec eux, un système de réponses aux urgences communs. Un sacré défi. Encore un ! Et trop content de m’y atteler.

Vincent ,

Questions d’avenir

August 27th, 2009

Et re-bellotte, à nouveau une journée de réflexion sur le futur de MSF au Burundi. Ce jeudi 27 août, nous abordons le fonctionnement de notre équipe de coordination : ouvrons-nous des postes d’assistant ou non ? Déménageons-nous nos bureaux ou pas (en prévision des élections de 2010 et des éventuels troubles possibles) afin d’être plus proches du centre ville ?… Et comme chaque fois, c’est une prise de tête pour mettre cela en chiffres, dans des lignes budgétaires bien définies. Un casse-tête cérébral de plus. L’acide acétylsalicylique est de rigueur pour mes méninges.

Vincent ,

Belle sortie…

August 26th, 2009

La réunion avec le DG s’organise ce mercredi 26 août. En compagnie de la chef de mission, nous restons près de trois heures dans le bureau de notre hôte. Différents points sont abordés : l’exonération de nos frets médicaux, le futur de CURGO,… Moment intense et constructif. Instant privilégié avec une des plus hautes autorités sanitaires du pays. Et tout se déroule à merveille. Nous en ressortons satisfait. Et la date du meeting de suivi de l’urgence choléra avec les partenaires est arrêtée. Génial, je vais enfin pouvoir me retirer de cette problématique, vu que la flambée et le risque épidémique sont maintenant derrière nous. Sortir “correctement”, voilà mon objectif… à atteindre.

Vincent ,

En préparation de 2010

August 25th, 2009

Grosse journée de réunion. Avec mes collègues de la coordination et l’équipe de Kabezi, nous passons l’intégralité de ce jour à la préparation de nos activités de 2010. Et ce mardi 25 août, est exclusivement axé sur l’approche nursing de la structure. Les discussions sont intenses et passionnées. Nous analysons nos objectifs de l’année, voyons ou nous en sommes, étudions comment organiser ceux non-finalisés, leur faisabilité ou non, et bien évidemment abordons les nouveaux défis à implémenter. Ainsi que la réalisation du budget inhérent à sa mise en œuvre. Pas de sous prévus, pas de projet. Une journée cérébrale en sorte. Heureusement, le Paracetamol existe !

Vincent ,

Victoire!

August 24th, 2009

Lundi 24 août. Enfin, j’y suis arrivé ! Le rendez-vous avec le DG est obtenu et planifié. Victoire (un rien me comble en définitive – rire) !

Vincent ,

Au chaud et au calme

August 21st, 2009

La fin de semaine, déjà, pointe son nez. Et ce vendredi 21 août, sous une chaleur de plomb, je le consacre à la compilation de données médicales. Calmement. Quant aux deux jours suivants, ils sont à l’image du week-end précédent : amicalement beaux.

Vincent , ,

Nouvelles vies pour ces dames

August 20th, 2009

Jeudi 20 août, je me rends à Kabezi, dans notre Centre d’URgences Gynéco-Obstétricales (CURGO). Depuis peu, une équipe (chirurgien, anesthésiste et infirmière) nous appuie et opère des femmes souffrant de fistules vésico-vaginales. Interventions impressionnantes et nouvelle vie pour ces dames, qui retrouvent une continence après parfois plus de 10 ans de fuites urinaires ! Elles dansent, chantent et expriment tant de joie que c’est un bonheur de les observer… revivre. Mon émotion est intense. Redonnant un sens à beaucoup de chose. Une vie. Une dignité. Une femme.

Vincent ,

Laisser une trace

August 17th, 2009

La semaine reprend déjà ! Et je ne renonce toujours pas à obtenir cette réunion choléra. Mon côté têtu en sorte. Mais impossible, le Directeur Général (DG) de la Santé est absent. Je préfère alors attendre et mordre sur ma chique que d’ “embêter” son remplaçant ad intérim, que je ne connais pas. Guère envie de recommencer toute les négociations pour un meeting de suivi. Je me concentre alors sur d’autres choses. Et des dossiers, j’en ai, à profusion. Ainsi, ce mercredi 19 août, je me focalise sur le rapport final de notre intervention nutritionnelle de Kirundo, toujours pas… terminé (hem !). Hé oui, autant j’aime vous écrire, autant je déteste ces documents obligatoires qui finissent directement dans une étagère du Ministère de la Santé ou de Médecins Sans Frontières (MSF), ayant à peine été lu. Non, j’exagère un petit peu. Il est important de laisser une trace de nos actions. Et qui sait, peut-être, plus tard elle nous aidera…

Vincent ,